JAN BURSSENS (Malines 1925 – Merendree 2002)
Jan Burrssens est né à Malines en 1925. A l’Académie des Beaux Arts de Gand il suivit les cours entre autres de Hubert Malfait. Plus tard en 1961 il devient lui-même professeur et finalement titulaire de l’atelier de peinture de modèle vivant. A l’âge de 21 ans il part aux Pays-Bas où il fait connaissance de l’écrivain Bertus Aafjes et des peintres Karel Appel et Pierre Corneille. En 1948 – l’année du décès de sa mère – il réside un an à la mer où il peint essentiellement des marines, des paysages de dunes et de littoral. A la même époque il expérimente avec la peinture laquée, avec du sable, des graviers, des coquillages et des matériaux divers. Pendant un certain temps il pratique exclusivement une peinture géométrique, constructiviste, non figurative. Mais assez rapidement il s’oriente vers l’abstraction lyrique. En 1952 il est cofondateur du groupe ‘Art abstrait’, mais se retire un ans plus tard. Ayant obtenu une bourse d’études de l’Unesco, il réside en 1959 quelques mois à New York où il fait connaissance de l’oeuvre de Jackson Pollock. Après une période de peinture abstraite se détachent de ce tourbillon de couleurs en peinture granuleuse des visages et des figures. Les formes sont capricieuses et organiques et l’environnement dans lequel elles baignent est marécageux.
A partir des années soixante ces formes évoluent vers des personnages reconnaissables: des êtres qui lui sont chers, des portraits des grands de ce monde et beaucoup d’autoportraits. Néanmoins ces portraits n’étaient pas des clichés, mais des portraits défigurés par corrosion, ce qui permet de montrer le côté intérieur. L’oeuvre de Burssens s’associe bien à la peinture existentielle, étayée par Sartre: la beauté ne doit pas nécessairement être angélique, mais peut aussi bien se trouver dans la violence abjecte. Dans l’oeuvre de Burssens nous retrouvons l’homme nouveau, abandonné par Dieu et des siens, vulnérable et sensible mais doté d’un orgueil fort et individuel.
Jan Burssens a participé à plusieurs expositions prestigieuses comme la Biénnale de Sâo Paulo (1953), la 29ième Biénnale de Venise, le prix international Guggenheim à New York (1958), la Biénnale de Tokyo et Documenta II à Kassel (1959), l’exposition ‘Figuration et Défiguration’ dans le Musée des Beaux Arts à Gand (1967) etc. L’oeuvre de Burssens est largement représentée dans plusieurs musées et collections aussi bien en Belgique qu’à l’étranger, entre autres au Musée Guggenheim à New York. Jan Burssens mourut à Merendree en 2002.
 
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